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Communiqués :

Paris La Défense Art Collection (4 juin 2015)

Paris La Défense Art Collection

Le contexte

Dès la conception du quartier dans les années 1960, La Défense a vu se cotoyer les artistes, les architectes et les ingénieurs du site.
Les monuments d’architecture, tels que la Grande Arche ou le Cnit, dialoguent avec des oeuvres dont certaines sont emblématiques des courants artistiques qui ont traversé le XXe siècle : le surréalisme, l’abstraction, le cinétisme, l’art conceptuel, le nouveau réalisme…

Elles font l’objet de commandes, puis d’acquisitions dans un contexte d’émulation architecturale et culturelle incarnées, entre autres personnalités, par Jean Millier (Président de l’Établissement Public d’Aménagement de La Défense de 1969 à 1977, Président du Centre national et de culture Georges Pompidou de 1977 à 1980), Germain Viatte (conservateur au Musée national d'art moderne de 1975 à 1984) et Michel Moritz (architecte en charge de l’installation des oeuvres).

L’Araignée rouge de Calder, les Personnages fantastiques de Miró, les Signaux de Takis, la Fontaine monumentale de Yaacov Agam, Le Pouce de César, les Doubles lignes indéterminées de Bernar Venet, Slat de Richard Serra, After Olympia d’Anthony Caro… Ces oeuvres monumentales, à l’échelle du site, sont à la fois pièces structurantes de l’espace public et repères pour les utilisateurs et visiteurs du site.

Defacto, Établissement public en charge de la gestion, de la promotion et de l’animation du quartier d’affaires, développe aujourd’hui le projet Paris La Défense Art Collection pour la mise en valeur des 69 oeuvres qui jalonnent, discrètes ou imposantes, l’espace public.
L’objectif est double : d’une part, améliorer la lisibilité, la conservation et la présentation de cet héritage artistique extraordinaire, et d’autre part contribuer à faire revivre cet ensemble qui constitue un exemple unique de collection d’art en plein air.
 

Le projet

 

Par voie de concours, Defacto a confié la réalisation de ce projet de valorisation artistique à l’agence Frenak + Jullien Architectes.
Defacto souhaite mettre en avant ce patrimoine culturel unique en créant une véritable identité fédératrice à cet ensemble hétérogène, le rendre plus accessible et visible. Ce projet témoigne de la volonté de Defacto de faire du quartier d’affaires une véritable destination culturelle du Grand Paris.

Le lien intrinsèque entre les oeuvres et l’urbanisme de La Défense constitue le fondement d’un projet de collection qui repose sur trois axes :

  - Identifier la nature insolite et imbriquée des oeuvres : fontaines, bassins, rampes, murs, cheminées, escaliers… Les oeuvres de La Défense sont pour beaucoup des éléments de l’urbanisme du site au même titre que ses bâtiments,
  - Révéler l’appartenance de certaines oeuvres aux mouvements artistiques majeurs modernes et contemporains du XXe siècle,
  - Renforcer la lisibilité des oeuvres dans l’immense espace de La Défense, densifier leur présence en déplaçant deux oeuvres majeures en son centre : La Défense de Barrias, l’oeuvre historique qui donna son nom au quartier et After Oympia d’Anthony Caro, une des plus récentes acquisitions.
 

Trois grandes interventions font la force de ce projet


La création de parcours : le premier sur l’axe, d’autres dans les quartiers adjacents.

  •  - une signalétique in situ : des cartels sont intégrés au sol, positionnés à proximité de chaque oeuvre. Dalles en marbre blanc gravées de noir en trois langues (français, anglais, chinois), ils renseignent sur l’oeuvre, sa situation, son auteur, et renvoient aux oeuvres les plus proches par un système graphique de flèches,
  •  - une mise en valeur nocturne : les oeuvres seront mises en lumière selon le concept d’origine voulu par l’artiste ou éclairées pour la première fois. Les typologies de mises en lumière révéleront des oeuvres jusqu’alors invisibles la nuit et réinventeront les parcours visibles de jour.
     

La restauration : un plan de restauration et de conservation préventive et curative est élaboré pour améliorer l’approche globale des oeuvres et faciliter leur gestion. Defacto a confié ce programme à des restaurateurs diplômés du Patrimoine.

La politique culturelle : elle existe par la valorisation du fonds d’archives artistiques, la création de supports, la mise en place d’un site internet dédié et l’étude de nouvelles commandes artistiques.

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